La Société PIERRE GUERIN SAS – 179 Grand Rue – 79210 MAUZE SUR LE MIGNON, représentée par Monsieur xx en qualité de Directeur Général, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés sous le numéro 025 980 186,
Et, d'autre part,
Les Organisations Syndicales représentatives du personnel, signataires de l'accord.
A l'issue de la négociation annuelle obligatoire prévue aux articles L 2242-1 et suivants du Code du Travail, la Direction et des Organisations Syndicales se sont accordées sur les décisions décrites dans le présent accord.
1 - Augmentation des salaires
En complément des évolutions naturelles de la masse salariale, liées notamment à la prime d'ancienneté, au 13ème mois, aux embauches, aux promotions et départs, les revalorisations de rémunérations définies comme suit s'appliqueront :
Salariés classés dans les groupes A à E de la Convention Collective de la Métallurgie, présents en continu depuis au moins le 1er avril 2026 :
Augmentation générale de 0.5% à effet du 1er juillet 2026 Les 10% des salariés dont le salaire de base + prime d’ancienneté base temps plein est le plus faible bénéficieront d’une augmentation générale complémentaire de 0.5% de leur salaire de base Enveloppe d’augmentation individuelle au mérite (et hors promotions) de 0.6% à effet du 1er septembre 2026
Salariés classés dans les groupes F à I de la Convention Collective de la Métallurgie présents en continu depuis au moins le 1er janvier 2026 :
Enveloppe d’augmentation individuelle au mérite (et hors promotions) de 1.1% à effet du 1er septembre 2026
En complément, la Direction réservera une enveloppe de 0.2% de la masse salariale qu'elle répartira pour réduire d'éventuelles incohérences salariales.
Cette enveloppe pourra concerner tous les statuts (cadres et non cadres) et sera répartie sur proposition éventuelle des responsables de services et après une analyse croisée de la DRH. Cette analyse portera notamment sur l'ancienneté dans le poste, les qualifications, des comparaison interservices et les niveaux de rémunération pratiqués hors de l'entreprise.
Les dispositions ci-dessus ne s’appliquent pas aux salariés en contrat de professionnalisation ou d’apprentissage.
2 – Avancées sur les primes
2.1. Prime de découcher
Revalorisation de la prime de découcher à 11 € brut (au lieu de 10 €), soit +10% à effet du 1er juillet 2026.
2.2. Prime vacances
Revalorisation de la prime vacances à 600 € brut (au lieu de 575 €), soit +4.3% à effet du 1er juillet 2026.
3 – Durée et organisation du temps de travail
3.1. Flexibilité des horaires de travail
Les parties conviennent de l’intérêt commun d’ouvrir une négociation sur le temps de travail qui permettrait aux salariés et à l’entreprise de trouver de nouvelles marges de flexibilité et ce, autant dans le cadre de la modulation que du décompte hebdomadaire du temps de travail.
Elle permettra notamment d’évoquer les propositions issues du groupe projet « équilibre vie pro – vie perso » dans le cadre du projet d’entreprise AMBITION 2027, les revendications des Organisations Syndicales et les attentes de la Direction.
Une négociation en ce sens sera ouverte dans les mois qui viennent avec pour objectif d’aboutir à un accord fin 2026 pour une application à compter du 1er janvier 2027.
Afin de mieux s’adapter aux fluctuations d’activité propres à nos marchés, ce nouvel accord aura pour objectif d’ajuster plus efficacement les horaires de travail, tout en respectant les dispositions légales et conventionnelles en vigueur.
Dans ce cadre, les salariés soumis à un dispositif de modulation du temps de travail pourront voir leur durée hebdomadaire varier sur l’année, incluant potentiellement des périodes de très faible activité pouvant aller jusqu’à zéro heure et des périodes de forte activité atteignant les plafonds légaux ou conventionnels. Ces variations n’entraîneront pas de majoration de salaire tant que la durée totale de travail sur l’année n’excède pas 1 607 heures.
Par ailleurs, les salariés non concernés par la modulation pourront eux aussi connaître des variations de leur temps de travail hebdomadaire, mais sur des périodes plus courtes, organisées en cycles inférieurs à l’année. Dans ce cas, les heures effectuées ne donneront pas lieu à majoration dès lors que la durée moyenne de travail sur le cycle défini reste inférieure ou égale à 38.5 heures par semaine.
Les modalités pratiques de fluctuation du temps de travail seront à définir lors cette négociation.
3.2. Télétravail
Les parties conviennent de proroger d’un an la validité de l’accord de télétravail et d’y intégrer la notion de ½ jour de télétravail s’il est couplé à un ½ jour de RTT. L’avenant intègrera également le cas particulier du télétravail des femmes enceintes.
Les parties conviennent également de revoir l’accord relatif au télétravail lors de la discussion mentionnée ci-avant concernant la flexibilité des horaires de travail.
4 - Autres thèmes de la NAO
4.1. Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes
Les parties conviennent de la poursuite des actions engagées par l’entreprise et notamment :
La promotion des métiers de l’industrie auprès des femmes en collaboration avec les acteurs locaux (UIMM, Pôle Emploi, éducation nationale, …)
La mise en avant de femmes de l’entreprise dans le cadre du prix Trajectoires IndustriELLES
La politique volontariste de recrutement de femmes dans des métiers « techniques » (gestion de contrat, ingénieur d’affaires, responsable des ventes, qualité…)
La vérification de l’égalité de traitement F/H lors des revalorisations de salaires
4.2. Handicap
Les parties conviennent de la poursuite des actions engagées par l’entreprise et notamment :
Le travail en collaboration avec la médecine du travail et l’équipe santé-sécurité afin de maintenir dans l’emploi les salariés victimes de handicap
L’aménagement des postes de travail
L’incitation des salariés à faire reconnaitre leur handicap et à le déclarer à l’entreprise
L’animation d’une journée de sensibilisation au handicap par l’infirmière d’entreprise sur le thème des maladies invalidantes
En 2025, il y avait 17 salariés reconnus travailleurs handicapés soit une progression de 40% par rapport à 2024.
4.3. Intéressement, participation et épargne salariale
Un accord de participation à durée indéterminée est en vigueur dans l’entreprise. Un accord d’intéressement à la performance est signé pour la période 01/01/2026 au 31/12/2028.
Il existe également un dispositif d’abondement en place qui a été revalorisé à effet du 1er janvier 2026.
Ainsi en application des dispositions du Groupe EQUANS, les salariés peuvent obtenir un abondement de 1000 € brut (précédemment 840€) répartis comme suit :
de 361 à 640 € épargnés : abondement de 100% (soit jusqu’à 280 € bruts complémentaires)
Pour bénéficier de cet abondement, les sommes doivent être placées par versements volontaires et/ou intéressement sur le Fonds « BOUYGUES Activités Services ».
4.4. Protection sociale complémentaire des salariés (mutuelle et prévoyance)
Les contrats de protection sociale ont été revus dans le cadre du déploiement de la nouvelle convention collective de la métallurgie à effet du 01/01/2024. Les dispositions de l’entreprise restent plus avantageuses que celles de la convention collective
A effet du 01/01/2026 et en accord avec le CSE, les cotisations santé ont été revalorisées de 5% pour tenir compte de l’augmentation des dépenses de santé. Cette augmentation a été prise en charge en totalité par l’entreprise pour les salariés.
Concernant la prévoyance, malgré une augmentation de la sinistralité, le taux de cotisation a été maintenu au 01/01/2026.
4.5. GEPP / GPEC, recrutement, formation, emploi et formation des salariés âgés
Les parties conviennent de la poursuite des actions engagées par l’entreprise et notamment :
Le déploiement du plan de formation tel que présenté et validé en CSE
Le déploiement du plan de recrutements : après 7 ans de recrutements de masse pour accompagner le développement de l’entreprise, en 2026, les recrutements seront plus ciblés en lien avec les besoins de l’entreprise
La promotion de l’alternance : pour mémoire, il y a 34 alternants en 2026 dans l’entreprise
Le déploiement de la charte de tutorat des salariés en alternance a permis à une trentaine de salariés de bénéficier du dispositif de prime négocié lors des NAO de 2025.
Le maintien dans l’emploi des salariés âgés, et la poursuite des plans de succession
Valorisation de l’ancienneté PIERRE GUERIN :
Dans un contexte d’évolution permanente de son environnement économique, technologique et organisationnel, l’entreprise réaffirme son attachement aux femmes et aux hommes qui contribuent, par leur engagement durable, à sa performance et à sa pérennité.
La fidélité des salariés constitue un atout majeur : elle permet la transmission des savoir-faire, la stabilité des équipes, ainsi que le maintien d’une culture d’entreprise forte et partagée. Les collaborateurs justifiant d’une ancienneté significative incarnent ces valeurs, en contribuant activement à la continuité des activités et à l’accompagnement des transformations.
Consciente de cet enjeu, l’entreprise souhaite reconnaître et valoriser spécifiquement les salariés ayant atteint ou dépassé 20 années d’ancienneté. Cette reconnaissance s’inscrit dans une démarche globale de gestion des ressources humaines, visant à promouvoir l’expérience professionnelle, encourager la transmission des compétences et renforcer l’attractivité interne.
Les parties conviennent de mettre en œuvre les dispositifs permettant de :
reconnaître l’engagement durable des salariés concernés,
valoriser leur contribution au développement de l’entreprise,
et encourager la transmission des savoirs au sein des équipes.
afin de faire de l’ancienneté un levier de reconnaissance, de motivation et de cohésion au sein de l’entreprise.
A compter de 2026, les salariés atteignant certains seuils d’ancienneté dans l’entreprise bénéficieront au titre des médailles du travail PIERRE GUERIN d’une prime exceptionnelle fixée comme suit :
Ancienneté PIERRE GUERIN Montant de la prime 20 ans 300 € brut 25 ans 500 € brut 30 ans 1000 € brut 35 ans 2000 € brut
La date d’ancienneté PIERRE GUERIN peut être différente de la date de début de contrat car elle inclut les périodes de travail en CDD, intérim et en prestation de service accolées au contrat de travail.
Les anniversaires d’ancienneté des salariés seront étudiées 2 fois par an. Les personnes qui atteindront un seuil d’ancienneté PIERRE GUERIN entre le 01/10/N-1 et le 31/03/N recevront leur prime avec leur paie d’avril N. Les personnes qui atteindront un seuil d’ancienneté PIERRE GUERIN entre le 01/04/N et le 30/09/N recevront leur prime avec leur paie d’octobre N.
Le versement de la prime ne pourra avoir lieu qu’à condition que le salarié soit toujours présent à l’effectif à la date de versement de la prime.
Une cérémonie de remise des médailles du travail PIERRE GUERIN sera organisée chaque année lors de la réunion du personnel.
D’autres actions de reconnaissance et de valorisation des parcours seront déployées progressivement à compter de 2027 par les équipes Ressources Humaines. Elles feront l’objet d’une communication auprès du CSE.
Cas particulier de l’année 2026 : Dans un souci d’équité et pour ne pas verser deux fois les primes, les salariés dont la date anniversaire d’ancienneté PIERRE GUERIN permettrait de bénéficier en 2026 d’une prime au titre du dispositif décrit ci-avant et qui auraient déjà bénéficié d’une prime au titre de la médaille d’honneur du travail lors des années précédentes, verront leur prime ajustée. Il sera déduit de la prime versée en 2026 le montant perçu antérieurement.
Les salariés qui ont dépassé les seuils d’ancienneté PIERRE GUERIN mentionnés dans le tableau ci-avant, recevront en octobre 2026 la prime du seuil précédent le plus proche. Par exemple un salarié qui aurait 28 ans d’ancienneté PIERRE GUERIN en 2026 recevra la prime des 25 ans d’ancienneté soit 500 € brut (déduction de l’éventuelle somme qu’il aurait perçue antérieurement au titre de la médaille d’honneur du travail).
Ces règles viennent se substituer à l’usage permettant aux salariés sollicitant une médaille d’honneur du travail de bénéficier d’une prime. Le dernier versement à ce titre ayant eu lieu en janvier 2026. A compter de la signature du présent accord, seule l’ancienneté PIERRE GUERIN pourra ouvrir droit à une prime dans les conditions stipulées ci-avant.
4.6. Pénibilité
La Direction rappelle qu’il n’y a pas de salariés exposés aux critères réglementaires de pénibilité actuellement. Pour autant, la Direction précise qu’un travail permanent est réalisé afin d’amélioration des postures de travail avec l’appui de l’équipe santé-sécurité et de l’amélioration continue.
Des actions d’amélioration de l’ergonomie sont régulièrement mises en place et accompagnée par la référente ergonomie de l’entreprise. Ces actions sont d’ailleurs intégrées dans le Programme Pluriannuel de Prévention Santé Sécurité 2026-2028. 4.7. Qualité de Vie et Conditions de Travail
Comme mentionné par les parties au cours des réunions, plusieurs projets AMBITION 2027 sont en lien avec ce thème avec notamment :
Améliorer les espaces de travail
Améliorer l’équilibre vie pro / perso
Renforcer le management de proximité
Améliorer la performance sécurité
Des journées thématiques sur la sécurité et la santé sont également organisées chaque année au bénéfice du personnel.
Les parties conviennent de l’adhésion de PIERRE GUERIN SAS au Comité de Solidarité EQUANS à compter du 1er janvier 2027. Le Comité de solidarité EQUANS France est une association loi 1901 à but non lucratif, qui a pour mission d’aider les collaborateurs adhérents dans la difficulté à la suite d’un événement temporaire, imprévu ou malheureux.
Ainsi à compter de 2027, les salariés qui le souhaitent pourront adhérer à ce Comité de Solidarité moyennant une contribution de 1.30 € par mois prélevée sur le bulletin de paie et abondée par l’entreprise à hauteur de 1.70 €.
Le déploiement du dispositif fera l’objet d’une campagne d’information des salariés et sera intégré dans le parcours d’intégration des futurs salariés.
5 - Publicité de l'accord
Le présent accord sera notifié à chaque Organisation Syndicale puis déposé auprès des services de l’Etat via la plateforme TéléAccords et en 1 exemplaire au secrétariat-greffe du Conseil des Prud'hommes. Les parties conviennent que la version destinée à être publiée sur la plateforme TéléAccords le sera en anonymisant les noms des parties prenantes.
Fait à Niort, le 29 juin 2026, en 5 exemplaires originaux dont un pour chaque Organisation Syndicale signataire.
Pour la Société : Pour la CGT : Pour la CFE-CGC : Pour la CFDT :