La représentation équilibrée femmes/hommes dans les listes de candidats aux élections professionnelles

Une représentation équilibrée entre les femmes et les hommes sur les listes de candidats aux élections professionnelles dans le cadre du comité social et économique (CSE) est obligatoire sous peine de voir l’annulation des élections.

Les élections peuvent être contestées, sous un délai de trois jours, lorsque la contestation porte sur la constitution des listes électorales au regard de l’obligation de représentativité équilibrée des femmes et des hommes, auprès du tribunal compétent, le tribunal d’instance.

Pour chaque collège électoral, les listes comportant plusieurs candidats sont composées d’un nombre de femmes et d’hommes correspondant à la part de femmes et d’hommes inscrits sur la liste électorale. Les listes sont composées alternativement d’un candidat de chaque sexe jusqu’à épuisement des candidats d’un des sexes. – (L.2324-22-1 du Code du travail)

Cette nouvelle obligation de parité est issue de l’ordonnance n°2017-1386 du 22 septembre 2017 relative à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise et favorisant l’exercice et la valorisation des responsabilités syndicales. (L.2324-22-1 et L.2324-22 du Code du travail).

La jurisprudence a déjà fait part de sa position sur cette disposition d’ordre public lorsque à l’occasion d’une organisation d’élection du délégué unique du personnel selon les modalités déterminées par le protocole d’accord préélectoral signé, les organisations syndicales s’engageaient à rechercher les voies et les moyens qui permettraient de parvenir le plus possible à une représentation équilibrée entre les femmes et les hommes sur les listes de candidats.

Le tribunal d’instance a été saisi afin d’obtenir l’annulation de l’élection et déclare recevable la contestation de l’Union départementale Force ouvrière. Ces dispositions étant d’ordre public, le tribunal en a déduit que la contestation était recevable – (Cass. soc. 9 mai 2018 n° 17-60.133)

A savoir : Si la liste électorale ne respecte pas les principes de représentation équilibrée entre les femmes et les hommes et d’alternance, il est ainsi possible de faire annuler les élections.

Toute personne ayant un intérêt à agir pourra saisir le tribunal d’instance pour demander l’annulation des élections.

Les listes de candidats aux élections professionnelles doivent être composées d’un nombre de femmes et d’hommes correspondant à la part de femmes et d’hommes inscrits sur la liste du collège électoral.

 

Fascicule mis à jour le 19 septembre 2019.

Tous droits réservés.

-

ATTENTION ! Cet article est un extrait.

Abonnez-vous pour accéder à l'intégralité du contenu.

Ces offres peuvent vous intéresser

Maitre Data

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut
Sécurité juridique
Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Trouvez l'avocat qu'il vous faut

Commencer

Abonnez-vous !

Manuel Social

Trouvez la réponse à toutes vos questions en Droit Social

Offre spéciale
Le Manuel Social
Abonnez-vous !

Actualité

  • Journal Officiel27 avril 2026

    7 Décret n° 2026-308 du 24 avril 2026 relatif à l'inscription des ressortissants étrangers sur la liste des demandeurs d'emploi et à la carte bleue européenne

  • Prescription / Retraite complémentaire / Cotisation

    La durée de la prescription est déterminée par la nature de la créance invoquée. Les demandes en paiement de sommes au titre de l'obligation pour l'employeur d'affilier son personnel à un régime de retraite complémentaire et de régler...

    Jurisprudence23 avril 2026

  • Maîtriser le Fractionnement des Congés Payés

    Abonnés Congés Payés et Fractionnement23 avril 2026

  • Preuve / Priorité de réembauche

    En cas de litige, il appartient à l'employeur d'apporter la preuve qu'il a satisfait à son obligation en établissant soit qu'il a proposé les postes disponibles compatibles avec la qualification du salarié, soit en justifiant de l'absence de...

    Jurisprudence16 avril 2026

  • Rupture conventionnelle collective / Annulation / Indemnité

    L'absence de demande en annulation de la rupture conventionnelle n'interdit pas à un salarié d'exiger le respect par l'employeur des dispositions de l'accord d'entreprise portant ruptures conventionnelles collectives, relatives aux indemnités...

    Jurisprudence16 avril 2026

Recherche

Recevoir la newsletter

Gérer vos Cookies

Nous utilisons les cookies sur notre site.

Ces cookies permettent de mesurer le trafic du site et de personnaliser votre expérience

Accepter Continuer sans accepter

Voir la politique de confidentialité