Accord d'entreprise HERA

ACCORD ISSU DES NEGOCIATIONS ANNUELLES OBLIGATOIRES SUR LA REMUNERATION, LE TEMPS DE TRAVAIL ET LE PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTEE ET SUR L'EGALITE PROFESSIONNELLE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES ET LA QUALITE DE VIE ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL

Application de l'accord
Début : 01/09/2023
Fin : 29/02/2024

14 accords de la société HERA

Le 30/05/2023


ACCORD ISSU DES NEGOCIATIONS ANNUELLES OBLIGATOIRES

SUR LA REMUNERATION, LE TEMPS DE TRAVAIL ET LE PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTEE

ET SUR L'EGALITE PROFESSIONNELLE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES ET LA QUALITE DE VIE ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL

Entre :
La Société HERA, Société par Actions Simplifiée à associé unique immatriculée au RCS au numéro 902 690 288, au capital social de 10 000 euros, représentée par ……………………………., dûment mandaté pour conclure les présentes,

D’UNE PART,

ET

Les Organisations Syndicales représentatives au sein de la Société HERA suivantes :
  • Confédération générale du travail (CGT), représentée par …………………………….,, accompagnée de ……………………………., ;

  • Union syndicale solidaires (SUD), représentée par …………………………….,, accompagnée de ……………………………., ;


D’AUTRE PART,
La Société HERA et les Organisations Syndicales Représentatives étant ci-après désignées conjointement « les parties » ;

Il a été convenu ce qui suit.

PREAMBULE

Déroulé de la négociation

Conformément aux dispositions de l’article L. 2242-1, la Direction a engagé les négociations annuelles obligatoires pour l’année 2023.
  • Chaque délégué syndical avait la possibilité de choisir deux salariés de l'entreprise pour l’accompagner aux réunions de négociation :
  • …………………………….,, a été accompagnée de …………………………….,
  • ……………………………., a été accompagnée de …………………………….,
Les parties se sont réunies dans le cadre d’une première réunion à la négociation annuelle obligatoire le 18 janvier 2023 afin de définir le calendrier des réunions de négociation. Ce dernier a été fixé comme suit :

DATE

HEURE

ORDRE DU JOUR

17/01/2023

13h30
  • Remise de documents statistiques
  • Présentation des éléments de contexte

14/02/2023

13h30
  • Revendications des délégués syndicaux
  • Propositions de la Direction
  • Echanges entre les Délégations syndicales et la Direction

18/04/2023

9h00
  • Echanges entre les Délégations syndicales et la Direction

02/05/2023

14h00
  • Echanges entre les Délégations syndicales et la Direction

15/05/2023

13h00
  • Echanges entre les Délégations syndicales et la Direction
  • Signature d’un accord collectif ou d’un procès-verbal de désaccord

Au cours de cette réunion, les parties ont également échangé sur les informations nécessaires au bon déroulé de ces négociations annuelles obligatoires. Ont notamment été présentées une analyse comparée de la situation des hommes et des femmes, comprenant des données chiffrées relatives à la structure de l’effectif, aux statuts, aux emplois occupés, à l’évolution de l’emploi, à l’état des salaires au 31 décembre 2022, ou encore l’Index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes publié en 2023.

La Direction a également rappelé les thématiques à aborder lors des négociations annuelles obligatoires. Celles-ci sont :
  • La rémunération, notamment les salaires effectifs
  • Le temps de travail
  • Le partage de la valeur ajoutée
  • L’articulation entre la vie personnelle et la vie professionnelle
  • L'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
  • Le calcul des cotisations d'assurance vieillesse
  • Les luttes contre les discriminations
  • L'insertion professionnelle et le maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés
  • Les modalités de définition d'un régime de prévoyance et d'un régime de remboursements complémentaires de frais de santé
  • L'exercice du droit d'expression directe et collective des salariés
  • Les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion
  • Le soutien aux déplacements domicile-travail du personnel
  • La qualité des conditions de travail, notamment sur la santé et la sécurité au travail et la prévention des risques professionnels.
Au vu de l’engagement récent des négociations d’un accord de substitution, il a été convenu avec les délégations syndicales, d’aborder exceptionnellement :

  •  Dans le cadre des négociations d’un accord de substitution :
1. Rémunération
2. Temps de travail
3. Partage de la valeur ajoutée
8. Régimes de prévoyance et de remboursements complémentaires de frais de santé

  • Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires 2023 :
4. Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes
5. Qualité de vie
  • Qualité des conditions de travail et prévention des risques professionnels
  • Droit à la déconnexion
  • Articulation entre la vie personnelle et la vie professionnelle
  • Luttes contre les discriminations
  • Exercice du droit d’expression directe et collective des salariés
6. Calcul des cotisations d’assurance vieillesse
7. Insertion professionnelle et maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés
9. Soutien aux déplacements domicile-travail du personnel
  • Les parties se sont ensuite réunies, à plusieurs reprises, entre le 17 janvier 2023 et le 15 mai 2023. afin de poursuivre les échanges et de convenir ce qui suit.

PARTIE 1 – REMUNERATION, TEMPS DE TRAVAIL ET PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTEE

ARTICLE 1 : REMUNERATION

Les parties ont convenu que cette thématique serait abordée dans le cadre des négociations d’un accord de substitution.


ARTICLE 2 : TEMPS DE TRAVAIL

Les parties ont convenu que cette thématique serait abordée dans le cadre des négociations d’un accord de substitution.


ARTICLE 3 : PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTEE

Les parties ont convenu que cette thématique serait abordée dans le cadre des négociations d’un accord de substitution.

PARTIE 2 – EGALITE PROFESSIONNELLE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

ET QUALITE DE VIE ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL

ARTICLE 1 : ARTICULATION ENTRE LA VIE PERSONNELLE ET LA VIE PROFESSIONNELLE POUR LES SALARIES

Les parties s’accordent sur le fait que les mesures prévues dans le cadre spécifique de l’article 2 du présent accord participeront à octroyer aux salarié(e)s une meilleure articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle.


ARTICLE 2 : OBJECTIFS ET MESURES PERMETTANT D'ATTEINDRE L'EGALITE PROFESSIONNELLE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

Pour parvenir à une égalité de traitement entre les femmes et les hommes à tous les niveaux de l’entreprise, la Société s’engage à leur donner, à compétences égales, accès aux mêmes emplois, quel qu’en soit le niveau de responsabilités et aux mêmes possibilités de promotion et d’évolution professionnelle.

Pour l’année 2023, les parties ont décidé d’agir sur les trois domaines d’action suivants :
  • Evolution professionnelle
  • Rémunération
  • Articulation entre vie professionnelle et vie familiale

2.1 – Evolution professionnelle

Pour parvenir à une représentation équilibrée des femmes et des hommes à tous les niveaux de l'entreprise, celle-ci s'engage à donner aux femmes et aux hommes, à compétences égales, accès aux mêmes emplois, quel qu'en soit le niveau de responsabilités, et aux mêmes possibilités de promotion et d'évolution professionnelle.

Les critères de détection des potentiels internes, d'évaluation professionnelle et d'orientation de carrière doivent être identiques pour les femmes et pour les hommes et fondés exclusivement sur la reconnaissance des compétences, de l'expérience et de la performance.

Ainsi, l’entreprise se fixe les trois objectifs de progression suivants :
  • Assurer l'égalité d'accès aux postes d'encadrement ;
  • Assurer l'égalité d'accès à la promotion professionnelle ;
  • Garantir un accompagnement après un congé maternité, un congé d’adoption et un congé parental d'éducation.
Pour répondre à ces objectifs, les parties déterminent ci-après les actions et indicateurs chiffrés suivants pour l’année 2023.

  • Assurer l'égalité d'accès aux postes d'encadrement

Actions : Contrôler par analyse annuelle et par genre le nombre de salariés occupant les postes d'encadrement.

Indicateurs chiffrés : Nombre de salariés occupant les postes d'encadrement au 31/12/2023 (avec une répartition par sexe).




  • Assurer l'égalité d'accès à la promotion professionnelle

Actions : Contrôler par analyse annuelle et par genre le nombre de salariés promus par rapport au nombre total de salariés.

Indicateurs chiffrés : Nombre total de salariés promus au 31/12/2023 (avec une répartition par sexe).

  • Garantir un accompagnement au retour d’un congé maternité, d’un congé d’adoption et d’un congé parental d'éducation

Actions : Contrôler par analyse annuelle le nombre d’entretiens de retour de congé maternité, de congé d’adoption et de congé parental d'éducation.

Indicateurs chiffrés : Nombre de salariés concernés ayant bénéficié d'un entretien de retour de congé maternité, de congé d’adoption et de congé parental d'éducation au 31/12/2023.

2.2 – Rémunération

Les parties rappellent le principe selon lequel tout employeur est tenu d’assurer l’égalité de rémunération entre tous les salariés de l’un ou l’autre sexe d’une même entreprise, pour autant que les salariés en cause soient placés dans une situation identique et qu’ils effectuent un même travail ou un travail de valeur égale, y compris pour les salariés ayant des mandats sociaux. Aucune distinction ne doit avoir lieu du fait de l’exercice d’un mandat social.

Sont considérés comme ayant une valeur égale les travaux qui exigent des salarié(e)s un ensemble comparable de connaissances professionnelles validées par un titre, un diplôme ou une pratique professionnelle, de capacités professionnelles découlant de l’expérience acquise et des responsabilités exercées.

Le principe d'égalité de rémunération entre les femmes et les hommes pour un même niveau de responsabilité, de compétences, de résultats constitue l'un des fondements de l'égalité professionnelle.

La rémunération s’entend comme le salaire de base et tous les autres avantages et accessoires, directement ou indirectement, en espèces ou en nature, par l’employeur au salarié(e) en raison de l’emploi de ce dernier.

Une différence de rémunération entre des salarié(e)s occupants un emploi similaire doit être justifiée par des raisons objectives.

Ainsi, l’entreprise se fixe les trois objectifs de progression suivants :
  • Réajuster la politique salariale pour résorber les inégalités salariales ;
  • Assurer l'accès à l'égalité de rémunération des salariés à leur retour de maternité ;
  • Réduire le déséquilibre hommes-femmes parmi les 10 plus hautes rémunérations.

Pour répondre à ces objectifs, les parties déterminent ci-après les actions et indicateurs chiffrés suivants pour l’année 2023.

2.2.1 Réajuster la politique salariale pour résorber les inégalités salariales

Actions :
  • Mener chaque année une étude périodique des éventuels écarts de rémunération liés au genre, par catégorie socio professionnelle ;
  • Contrôler la répartition des enveloppes salariales pour s'assurer que les femmes et les hommes en bénéficient dans les mêmes conditions.

Indicateurs chiffrés :
  • Ecart de rémunération par catégorie professionnelle et par sexe ;
  • Ecart de taux d'augmentations individuelles.

2.2.2 Assurer l'accès à l'égalité de rémunération des salariés à leur retour de maternité

Actions : S’assurer que le salaire de base des salariés de retour de congé maternité soit majoré des augmentations collectives ou catégorielles perçues pendant la période d’absence par les salariés de la même catégorie professionnelle.

Indicateurs chiffrés : Pourcentage de femmes ayant bénéficié d'une augmentation à leur retour de congé maternité au 31/12/2023.

2.2.3 Réduire le déséquilibre hommes-femmes parmi les 10 plus hautes rémunérations

Actions : Contrôler par analyse annuelle le nombre de salariés du sexe sous représenté parmi les plus hautes rémunérations.

Indicateurs chiffrés : Nombre de salariés du sexe sous représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations au 31/12/2023.

3.1 – Articulation entre la vie professionnelle et la vie familiale

Les parties réaffirment le droit fondamental de chaque salarié de mener une vie personnelle (familiale et sociale) en parallèle de sa vie professionnelle.

A cette fin, elles souhaitent renforcer la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle.

Cette orientation est susceptible de remettre en cause les représentations stéréotypées d’une répartition « traditionnelle » des rôles des femmes et des hommes dans l’exercice de la responsabilité familiale. Elle doit permettre aux seconds parents d’exercer pleinement leur parentalité. Elle peut également être de nature à modifier le modèle du présentéisme, et à favoriser la qualité de vie au travail.

Ainsi, l’entreprise se fixe les trois objectifs de progression suivants :
  • Favoriser l'articulation des temps de vie professionnelle et personnelle pour tous les salariés ;
  • Maintenir une organisation du temps de travail qui répond aux besoins individuels des salariés ;
  • Promouvoir le partage des responsabilités familiales.

Pour répondre à ces objectifs, les parties déterminent ci-après les actions et indicateurs chiffrés suivants pour l’année 2023 :

3.1.1 Favoriser l'articulation des temps de vie professionnelle et personnelle pour tous les salariés

Actions :
  • Octroyer une journée d’absence rémunérée (à hauteur du taux horaire du salaire de base ou du taux journalier en cas de forfait annuel en jours) par année civile tout salarié parent ayant un enfant à charge en situation de handicap, afin de l’accompagner lors de rendez-vous médicaux. Cette journée est fractionnable en deux demi-journées. Ce droit ne se cumule pas avec toute autre disposition conventionnelle ayant le même objet.
  • Octroyer, sur les 6 jours ouvrables de congés non payés prévus par la convention collective appliquée à l’entreprise, 4 (contre 3 précédemment) jours rémunérés (à hauteur du taux horaire du salaire de base ou du taux journalier en cas de forfait annuel en jours) par année civile lorsqu’un enfant du(de la) salarié(e) de moins de 16 (contre 14 précédemment) ans est hospitalisé. Il s’agit d’un nombre maximum de jours, quel que soit le nombre d’enfants qu’a le(la) salarié(e). Ce droit ne se cumule pas avec toute autre disposition conventionnelle ayant le même objet.
  • Informer les femmes enceintes des droits dont elles bénéficient pendant leur état de grossesse (notamment les absences rémunérées) ;
  • Autoriser aux parents souhaitant accompagner leurs jeunes enfants lors de la rentrée scolaire de s’absenter pendant leurs heures de travail.

Indicateurs chiffrés :
  • Nombre de collaborateurs ayant bénéficié d’une journée d’absence rémunérée pour accompagner leur enfant en situation de handicap à des rendez-vous médicaux au 31/12/2023 ;
  • Nombre de collaborateurs ayant bénéficié de congés d'hospitalisation au 31/12/2023 ;
  • Nombre de collaboratrices ayant été informées des droits dont elles bénéficient pendant leur état de grossesse au 31/12/2023 ;
  • Nombre de collaborateurs ayant bénéficié d'une autorisation d’absence dans le cadre de la rentrée scolaire 2023.

3.1.2 Maintenir une organisation du temps de travail qui répond aux besoins individuels des salariés

Actions : Favoriser des organisations du temps de travail caractérisée par des mesures collectives avec des adaptations qui répondent aux besoins individuels des salariés.

3.1.3 Promouvoir le partage des responsabilités familiales

Actions :

  • Prendre le congé de paternité ou de l’accueil de l’enfant dans son intégralité ;
  • Prendre un congé parental ;
  • Disposer d’un aménagement des horaires de travail, lorsque le/a salarié/e en fait la demande et en accord avec le responsable hiérarchique.
  • En cas de paternité et d’accueil de l’enfant, les intéressé(e)s ayant au moins 1 an de présence dans l'entreprise bénéficieront d'une indemnité complémentaire à l'indemnité journalière de la sécurité sociale, indemnité calculée de façon qu'ils reçoivent 100 % de leur salaire pendant la totalité de leur congé de paternité et d’accueil de l’enfant dans les mêmes règles conventionnelles que le congé de maternité.

Indicateurs chiffrés : Nombre de salariés ayant bénéficié d'un congé paternité et d'accueil de l'enfant au 31/12/2023.

ARTICLE 3 : APPLICATION DE L'ARTICLE L. 241-3-1 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ET CONDITIONS DANS LESQUELLES L'EMPLOYEUR PEUT PRENDRE EN CHARGE TOUT OU PARTIE DU SUPPLEMENT DE COTISATIONS

Les parties ne souhaitent pas modifier le calcul des cotisations d’assurance vieillesse, à l’exception des collaborateurs entrant dans le cadre du dispositif de transition emploi-retraite qui serait mis en place, à titre expérimental, pour une durée déterminée au sein de l’entreprise.


ARTICLE 4 : MESURES PERMETTANT DE LUTTER CONTRE TOUTE DISCRIMINATION EN MATIERE DE RECRUTEMENT, D'EMPLOI ET D'ACCES A LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Les parties ne souhaitent pas prévoir de disposition complémentaire.


ARTICLE 5 : MESURES RELATIVES A L'INSERTION PROFESSIONNELLE ET AU MAINTIEN DANS L'EMPLOI DES TRAVAILLEURS HANDICAPES

Les parties rappellent que la Société appliquait volontairement les dispositions de l’accord de Groupe en faveur de l’insertion et du maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap en date du 18 juin 2019 et de son avenant en date du 30 janvier 2020, ayant pris fin le 31 décembre 2022.

La négociation d’un nouvel accord de Groupe en faveur de l’insertion et du maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap étant actuellement en cours de finalisation, les parties précisent que les dispositions de ce nouvel accord s’appliqueraient à compter du 1er janvier 2023.


ARTICLE 6 : MODALITES DE DEFINITION D'UN REGIME DE PREVOYANCE ET D'UN REGIME DE REMBOURSEMENTS COMPLEMENTAIRES DE FRAIS OCCASIONNES PAR UNE MALADIE, UNE MATERNITE OU UN ACCIDENT

Les parties ont convenu que cette thématique serait abordée dans le cadre des négociations d’un accord de substitution.


ARTICLE 7 : DROIT D'EXPRESSION DIRECTE ET COLLECTIVE DES SALARIES

Les parties rappellent que les salariés peuvent s’exprimer à travers plusieurs canaux de communication, notamment :
  • la hiérarchie directe ou indirecte ;
  • le service des ressources humaines ;
  • les instances représentatives du personnel.

Elles décident de ne pas mettre en place de mesure spécifique complémentaire.


ARTICLE 8 : DROIT A LA DECONNEXION

Les parties réaffirment l’importance du droit à la déconnexion des salarié(e)s de la Société.

Les parties renvoient ces échanges à la négociation d’un accord collectif d’entreprise.


ARTICLE 9 : MOBILITE

Les parties conviennent de prendre en charge tout ou partie des frais de transports personnels des collaborateurs dans les conditions définies ci-après.

9.1Bénéficiaires

Les bénéficiaires de cette prise en charge sont tous les salariés de la Société, en contrat à durée indéterminée ou en contrat à durée déterminée, à temps complet ou à temps partiel, liés par un contrat de travail avec la Société à la date de versement.

Sont exclus les salariés :
  • bénéficiant d'un véhicule mis à disposition permanente par l'employeur avec prise en charge par l'employeur des dépenses de carburant ou d'alimentation électrique d'un véhicule ;
  • ou logés dans des conditions telles qu'ils ne supportent aucun frais de transport pour se rendre à leur travail.

9.2Conditions d’attribution

Les collaborateurs doivent avoir effectivement travaillé au moins un jour dans le mois afin de pouvoir bénéficier de la prime.

1°) Un remboursement de tout ou partie des frais de carburant des véhicules thermiques et/ou des frais d’alimentation des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou hydrogènes (appelé « prime transport ») est attribué aux salariés ci-dessus effectuant les déplacements entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail avec leur véhicule personnel.

A titre exceptionnel, pour l’année 2023, les conditions ci-dessous ne sont pas applicables pour bénéficier des exonérations de cotisations et contributions sociales et de l’exonération fiscale :
  • si la résidence habituelle ou le lieu de travail est situé dans une commune non desservie par un service public de transport collectif régulier ou un service privé mis en place par l'employeur,
  • ou, si la résidence habituelle ou le lieu de travail n'est pas inclus dans le périmètre d'un plan de mobilité obligatoire en application des articles L. 1214-3 et L. 1214-24 du code des transports (agglomérations de plus de 100 000 habitants),
  • ou, lorsque l'utilisation d'un véhicule personnel est rendue indispensable par des conditions d'horaires de travail particuliers ne permettant pas d'emprunter un mode collectif de transport.

2°) Un remboursement de tout ou partie des frais de transports personnels (appelé « forfait mobilités durables ») est attribué aux salariés ci-dessus effectuant les déplacements entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail :

  • avec leur cycle * ou leur cycle à pédalage assisté * – propriété du salarié ;
  • ou avec leur engin de déplacement personnel motorisé * – propriété du salarié ;
  • ou en tant que conducteur ou passager en covoiturage ;
  • ou en transports publics de personnes (à l'exception des frais d'abonnement à un service de transports publics de voyageurs déjà pris en charge dans le cadre de la prise en charge légale obligatoire) ;
  • avec un cyclomoteur * ou avec une motocyclette * ou avec un cycle * ou avec un cycle à pédalage assisté * ou avec engin de déplacement personnel motorisé ou non motorisé * – en location ou mis à disposition en libre-service, avec ou sans station d'attache et accessibles sur la voie publique, à condition qu'ils soient équipés d'un moteur non thermique ou d'une assistance non thermique lorsqu'ils sont motorisés (à l'exception des titres d’abonnement souscrits auprès d’un service public de location de vélos déjà pris en charge dans le cadre de la prise en charge légale obligatoire) ;
  • avec un service d'autopartage mentionnés à l'article L. 1231-14 du code des transports, à condition que les véhicules mis à disposition soient des véhicules à faibles émissions au sens du III de l'article L. 224-7 du code de l'environnement.

* défini conformément à l’article R. 311-1 du Code de la route

9.3Principe de cumuls et non cumuls

La « prime transport » n’est pas cumulable avec le « forfait mobilités durables ».

A titre exceptionnel, pour l’année 2023, la « prime transport » est cumulable avec la prise en charge légalement obligatoire des abonnements :
  • aux transports publics de personnes,
  • et/ou aux services publics de location de vélos.

Le « forfait mobilités durables » est cumulable avec la prise en charge légalement obligatoire des abonnements :
  • aux transports publics de personnes,
  • et/ou aux services publics de location de vélos.

9.4Montant

  • En cas de temps de travail à temps complet ou à temps partiel égal ou supérieur à 50% de la durée du travail à temps complet :
Le montant de la « prime transport » est de 30 euros maximum par mois.

Le montant du « forfait mobilités durables » est de 30 euros par mois.

  • En cas de temps partiel inférieur à 50 % de la durée du travail à temps complet :
Le montant de la « prime transport » est calculé à due proportion du nombre d'heures travaillées par rapport à la moitié de la durée du travail à temps complet.
Le montant du « forfait mobilités durables » est calculé à due proportion du nombre d'heures travaillées par rapport à la moitié de la durée du travail à temps complet.

  • En cas d’entrées/sorties en cours de mois :
Le montant de la prime n’est pas proratisé pour les collaborateurs entrés et sortis en cours de mois.

  • En cas d’absences :
Le montant de la prime n’est pas proratisé en cas d’absence(s) d’un collaborateur, sous réserve qu’il ait effectivement travaillé au moins un jour dans le mois.

9.5Exonérations sociales et fiscales

Compte tenu des règles à date, les deux dispositifs de remboursement de tout ou partie des frais de transports personnels ne sont pas soumis à charges sociales ni à impôt sur le revenu, dans le respect des dispositions ci-dessus et dans la mesure où ces remboursements ne dépassent pas les limites d’exonération fixées actuellement.

En cas de cumul « forfait mobilités durables » et prise en charge légalement obligatoire des abonnements aux transports publics de personnes et/ou aux services publics de location de vélos, l’exonération de charges sociales et d’impôt sur le revenu est limitée, à date, à 800 euros par salarié et par an (ou au montant de la prise en charge légalement obligatoire des abonnements aux transports publics de personnes et/ou aux services publics de location de vélos s’il est plus important).

9.6Modalités de versement

La « prime transport » sera versée mensuellement sous réserve d’avoir remis à l’entreprise, au préalable, une attestation sur l’honneur annuelle signée et d’avoir travaillé effectivement au moins un jour sur le mois de versement.

Le « forfait mobilités durables » sera versée mensuellement sous réserve d’avoir remis à l’entreprise, au préalable, une attestation sur l’honneur annuelle signée et d’avoir travaillé effectivement au moins un jour sur le mois de versement.

9.7Date d’effet

La mesure est mise en place pour la période du 1er septembre 2023 au 29 février 2024.

9.8Synthèse indicative (liste non exhaustive)


moyen(s) de transport pour les trajets résidence habituelle / travail

remboursement partiel du coût de l'abonnement

prime transport

forfait mobilités durables

train
oui
non
non
train + bus
oui
non
non
train + vélo
oui
non
oui
train + bus + vélo
oui
non
oui
train + voiture
oui
oui pour 2023
non
bus
oui
non
non
bus + vélo
oui
non
oui
bus + voiture
oui
oui pour 2023
non
voiture (conducteur sans covoiturage)
non
oui
non
voiture (conducteur avec covoiturage)
non
oui
(l’un ou l’autre)
voiture (passager covoiturage)
non
non
oui
vélo (en propriété)
non
non
oui
vélo (en location)
oui pour les frais d’abonnement à un service public de location de vélos
non
oui pour les autres frais que ceux correspondant à un abonnement à un service public de location de vélos
engin de déplacement personnel motorisé (en propriété) : trottinette électrique, hoverboard, …
non
non
oui
engin de déplacement personnel motorisé (non thermique) ou non
(en location) : trottinette, hoverboard, skate, …
non
non
oui
cyclomoteur non thermique (en location)
non
non
oui
cyclomoteur non thermique (en propriété)
non
oui
non
cyclomoteur thermique (en propriété)
non
oui
non
cyclomoteur thermique (en location)
non
non
non
motocyclette non thermique (en location)
non
non
oui
motocyclette non thermique (en propriété)
non
oui
non
motocyclette thermique (en propriété)
non
oui
non
motocyclette thermique (en location)
non
non
non
autopartage à faible émission
non
non
oui


ARTICLE 10 : QUALITE DES CONDITIONS DE TRAVAIL

Les parties rappellent leur volonté de poursuivre la prévention quotidienne autour de la pénibilité des métiers à travers quatre axes.

Le premier axe est l’amélioration des conditions de travail et de la prévention des situations de pénibilité dans l’entreprise à travers :
  • une organisation du temps de travail caractérisée par des mesures collectives avec des adaptations qui répondent aux besoins individuels des salariés ;
  • une organisation de l’activité et des conditions de travail qui promeuvent la polycompétence et limite l’exposition au risque d’usure professionnelle ;
  • une organisation « à taille humaine » qui maintien un « esprit PME » privilégiant la solidarité et l’entraide entre les salariés ;
  • une organisation qui optimise les outils d’évaluation, de gestion et de prévention des risques ;
  • une démarche continue d’amélioration des conditions de travail.

Le deuxième axe est l’adaptation et l’aménagement du poste du travail à travers :
  • la confortation de liens privilégiés avec la médecine du travail ;
  • l’amélioration de l’ergonomie des postes et des outils ;
  • la mise en œuvre d’une politique de prévention adaptée.

Le troisième axe est le développement des compétences et des qualifications et accès à la formation à travers :
  • une gestion des carrières propice au développement des salariés ;
  • la mise en œuvre d’une politique de formation adaptée ;
  • l’anticipation d’une éventuelle reconversion professionnelle.
Le quatrième axe est l’accompagnement des salariés affectés aux métiers les plus pénibles physiquement lors de leur fin de carrière. En effet, avant leur départ à la retraite, sous conditions, les collaborateurs pourraient alléger leur durée de travail avec la possibilité de préserver leur niveau de revenu sans que leur pension de retraite ne soit impactée. Les parties renvoient ces échanges à la négociation d’un accord collectif d’entreprise.

PARTIE 3 – DISPOSITIONS FINALES

ARTICLE 1 : CONDITIONS DE VALIDITE DE L’ACCORD

Le présent accord est valable s’il est signé par, d’une part, l’employeur ou son représentant, et, d’autre part, une ou plusieurs organisations syndicales de salariés représentatives ayant recueilli plus de 50 % des suffrages*.

Si cette condition n'est pas remplie, le présent accord est valable s’il est signé par, d’une part, l’employeur ou son représentant, et, d’autre part, une ou plusieurs organisations syndicales de salariés représentatives ayant recueilli plus de 30 % des suffrages * et s’il est approuvé par les salariés à la majorité des suffrages exprimés conformément aux dispositions légales et règlementaires.

* exprimés en faveur d'organisations représentatives au premier tour des dernières élections des titulaires au Comité Social et Economique (CSE), quel que soit le nombre de votants

ARTICLE 2 : ENTREE EN VIGUEUR DE L’ACCORD

Le présent accord entre en vigueur à compter du 1er septembre 2023.

ARTICLE 3 : DUREE DE L’ACCORD

Le présent accord est conclu pour une durée déterminée jusqu’au 29 février 2024. A cette date, il cessera automatiquement de produire effet.

ARTICLE 4 : SUIVI DE L’APPLICATION DE L’ACCORD ET CLAUSE DE RENDEZ-VOUS

Les parties conviennent de se réunir l’année prochaine, dans le cadre des négociations annuelles obligatoires pour 2024, afin de faire le bilan de l’application de l’accord.


ARTICLE 5 : REVISION DE L’ACCORD

Le présent accord peut être révisé dans les conditions prévues par les dispositions légales et règlementaires applicables, à savoir à date les articles L. 2222-5, L. 2261-7-1 et L. 2261-8 du Code du travail et les textes règlementaires afférents.

Ainsi, à titre informatif, conformément à ces textes, sont habilitées à engager la procédure de révision du présent accord, d’une part, l’employeur ou son représentant, et, d’autre part, une ou plusieurs organisations syndicales représentatives dans l’entreprise signataires du présent accord, et ce jusqu’à la fin du cycle électoral au cours duquel le présent accord est conclu.

A l’issue de cette période, sont habilitées à engager la procédure de révision du présent accord, d’une part, l’employeur ou son représentant, et, d’autre part, une ou plusieurs organisations syndicales représentatives dans l’entreprise.

La demande de révision doit être formalisée par courrier recommandé avec accusé de réception.
En cas de demande de révision du présent accord, toutes les organisations syndicales dans l’entreprise, même non-signataires, sont convoquées par la Direction dans un délai de trois mois suivant la réception de la demande de révision.

Au cas où la Société viendrait à ne plus être dotée d’organisations syndicales représentatives dans l’entreprise, le présent accord pourrait être révisé dans les conditions prévues par les dispositions légales et règlementaires applicables pour les entreprises dépourvues d’organisations syndicales représentatives.

La validité de tout avenant de révision est soumise aux règles de droit commun de conclusion des accords d’entreprise.

L'avenant portant révision de tout ou partie du présent accord se substitue de plein droit aux stipulations de l'accord qu'il modifie.

ARTICLE 6 : DENONCIATION DE L’ACCORD

Le présent accord étant à durée déterminée, il ne peut pas être dénoncé.

ARTICLE 7 : NOTIFICATION DE L’ACCORD

Conformément à l’article L. 2231-5 du Code du travail, la Société notifie le texte du présent accord à l'ensemble des organisations syndicales représentatives à l'issue de la procédure de signature.

ARTICLE 8 : DEPOT DE L’ACCORD

Le présent accord est déposé, conformément aux dispositions du Code du travail, par la Direction :
  • au secrétariat-greffe du Conseil de Prud'hommes du lieu de sa conclusion ;
  • en ligne, sur le site internet dédié du Ministère du travail : https://www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr
De plus, après suppression des noms et prénoms des négociateurs et signataires, la Direction transmet une copie du présent accord à la Commission Paritaire Permanente de Négociation, d'Interprétation et de conciliation de branche par voie postale (CPPNI Habillement Succursaliste - c/o FEH - 13, rue La Fayette - 75009 PARIS) et par voie électronique (contact@f-e-h.com) et informe les autres signataires de cette transmission.

ARTICLE 9 : PUBLICITE DE L’ACCORD

Le présent accord est publié dans la base de données nationale, conformément aux dispositions du Code du travail et au décret n°2017-752 du 3 mai 2017 relatif à la publicité des accords collectifs.

Une copie du présent accord est affichée sur les panneaux réservés aux communications de la Direction.

Une copie du présent accord est remise au Comité social et économique.

Fait à Ascoux, le 30 mai 2023, en 4 exemplaires originaux, dont un pour chacune des Parties signataires.

Pour la CGTPour SUDPour la Société

…………………………….,…………………………….,…………………………….,

Mise à jour : 2023-08-01

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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