La société XXXXXXXX, immatriculée au Registre du commerce et des sociétés de Saint-Quentin sous le numéro 307 918 128, dont le siège social est situé 88, rue Léon Blum à Saint-Michel (02830), représentée par XXXXXXXX, agissant en qualité de Directeur Général,
D'une part
Et
L'organisation syndicale CGT représentée par son délégué syndical XXXXXXXX L’organisation syndicale CFE-CGC représentée par son délégué syndical XXXXXXXX
D'autre part
Le présent accord collectif est conclu en application des articles L. 2242-15 et suivants du Code du travail relatifs à la négociation annuelle obligatoire sur la rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée.
Le Direction de l’entreprise et les délégations syndicales se sont rencontrées au cours de 4 réunions, tenues le : - 24 juin 2025 ; - 30 juin 2025 ; - 3 juillet 2025 ; - 7 juillet 2025.
Tous les thèmes de négociation ont été traitées lors de ces réunions. A l’issue de ces réunions, les Parties ont conclu le présent accord.
Son champ d'application est la société Purem S.A.S.
Le présent accord concerne l'ensemble des salariés.
L’ensemble des éléments de rémunération de cet accord s’entendent bruts de toute contribution ou cotisation de sécurité sociale et avant tout impôt.
Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de douze mois à compter du 1er juillet 2025.
Sauf mention contraire, les stipulations ci-dessous entreront donc en vigueur à cette date.
À son issue, le présent accord prendra fin automatiquement, sans autres formalités. Il n’est pas tacitement reconductible.
L'objet du présent accord est notamment relatif à la fixation des salaires effectifs (salaire de base et primes), de la durée effective du travail, de l'organisation des temps de travail. L'ensemble des avantages et normes qu'il institue constitue un tout indivisible, ceux-ci ayant été consentis les uns en contrepartie des autres.
Les avantages édictés dans le cadre du présent accord se substituent en tant que de besoin aux avantages édictés par la convention collective de branche et ayant le même objet.
Cet accord vise le maintien de la confiance en Purem, du management du groupe Eberspaecher et permet de continuer les actions entreprises comme l’acquisition de nouveaux projets, maintenant un chiffre d’affaires visant la préservation de l’emploi.
Rappel des principes de base en matière de rendement
L’ensemble du personnel doit respecter le temps de travail et les horaires de travail.
Stabiliser la production afin que l’entreprise soit en mesure de livrer ses clients sans à-coups et ainsi utiliser au mieux ses capacités de production. Un salarié ne peut se retrancher derrière le fait qu’il a atteint un certain niveau de production pour arrêter de travailler. L’objectif reste la réduction draconienne des « bons roses » et de toutes les autres « pertes » et dysfonctionnements impactant tant l’efficience que la qualité ainsi que les conditions d’hygiène et sécurité.
Intégration du rendement dans le salaire de base
Finalisation de l’intégration progressive de la prime de rendement dans le salaire de base. Sur la base actuelle des 25% de rendement, intégration comme suit :
1er juillet 2021 : 5%
1er juillet 2022 : 4.39%, soit au total 9,39%
1er juillet 2023 : 4.55% soit au total 13,94%
1er juillet 2024 : 4.90% soit au total 18,84%
1er juillet 2025 : 5 % soit au total 23,84 %.
Le cumul de 23,84 % d’augmentation ainsi accordée correspond à l’équivalent des 25% de prime rendement maximal, une fois qu’il est tenu compte des augmentations sur le salaire de base et impact sur les primes afférentes.
Le pourcentage de la prime de rendement sera donc réduit d’autant chaque année :
1er juillet 2021 : montant maximal de 20% ;
1er juillet 2022 : montant maximal de 15% ;
1er juillet 2023 : montant maximal de 10% ;
1er juillet 2024 : montant maximal de 5% ;
Au 1er juillet 2025, la prime de rendement est donc supprimée.
Traitement des exceptions (salariés de plus de 50 ans tels que visés par l’accord d’entreprise du 30 juin 2017) :
Salariés au rendement fixe > à 25%
Mise en place d’une prime d’un montant fixe en € correspondant au delta des 25% de la prime de rendement. Pour le reste, il est fait application de l’échéancier ci-dessus. Cette prime sera appelée « Prime de substitution rendement ».
Salariés au rendement fixe < à 25%
Application de l’échéancier ci-dessus.
Révision des salaires
Pour le 1er collège, les Parties conviennent d’une augmentation collective de 1,20 % des salaires bruts pour les salariés soumis au rendement avec intégration des 5 % de rendement dans le salaire de base (Point 2), à compter du 1er juillet 2025. Pour les salariés non soumis au rendement, les Parties conviennent d’une augmentation collective de 1,20% des salaires bruts de base à compter du 1er juillet 2025.
Pour le 2ème collège, les Parties conviennent d’une augmentation collective de 1,20 % des salaires bruts de base à compter du 1er juillet 2025.
Pour le 3ème collège, les Parties conviennent d’une augmentation collective de 1,20% des salaires bruts de base à compter du 1er juillet 2025.
Prime de performance
Une prime de performance mensuelle sera attribuée aux catégories Ouvriers, Employés, Techniciens et Agents de maîtrise à compter du 1er juillet 2025 en fonction de l’atteinte des objectifs.
Les objectifs retenus sont :
L’efficience brute = temps de production / temps de présence :
Le temps de production = nombre de pièces produites x temps gamme.
Le temps de présence = nombre de personne (tous, y compris contremaitres et techniciens robotique) x 8h.
La mesure de cet indicateur sera arrêtée entre le 25 et le 29 du mois en cours de façon à intégrer les valeurs d’indicateur dans la paye du mois.
Les coûts de non qualité :
Le détail des coûts de non qualité est annexé au présent document.
Les coûts de non qualité seront pris en compte avec un mois de décalage puisqu’ils sont basés sur les résultats comptables.
Les coûts liés à l’absentéisme :
L’absentéisme retenu correspond aux absences du personnel de l’établissement de Saint-Michel, sans prise en compte des maladies de plus de 6 mois consécutifs avec un mois de décalage. Pour la prise en compte de ces trois objectifs, les barèmes retenus sont les suivants :
Prime maximale de 3% liée à l’amélioration de l’efficience brute de Purem Saint-Michel (UB et UC cumulées). Le barème suivant est retenu :
> 75,75% 1,75 %
> 76,5% 2,00 %
> 77,25% 2,25 %
> 78% 2,50 %
> 78,5% 2,75 %
> 79% 3,00 %
> 75,75% 1,75 %
> 76,5% 2,00 %
> 77,25% 2,25 %
> 78% 2,50 %
> 78,5% 2,75 %
> 79% 3,00 %
> 71,25% 0,25 %
> 72% 0,50 %
> 72,75% 0,75 %
> 73,5% 1,00 %
> 74,25% 1.25 %
> 75% 1,50 %
* ) Le % des coûts de non qualité selon la règle de répartition ci-dessous :
Couts de non qualité par heure produite :
< 2,5 €/h0,25 %
< 2,0 €/h0,50 %
< 1,5 €/h1,00 %
A ce pourcentage de 1% s’ajoute 1% supplémentaire dans le cas où les coûts qualité serait inférieur à 1,00 €/h. *) Le % d’absentéisme selon la règle de répartition ci-dessous :
< 5,00 %0,50 %
< 3,50 %1,00 %
Ce taux sera ajouté au taux de la prime de performance pour le calcul sur le bulletin de paie. Le résultat de l’addition de ces 3 taux sera appliqué mensuellement sur la base de la prime de rendement actuellement en vigueur.
5) Prime d’objectif Superviseur/TL
Cette prime basée sur des objectifs opérationnels doit permettre d’augmenter la productivité et l’efficience du site. Par l’intermédiaire de cette prime, faisons de nos superviseurs et team-leaders, les acteurs centraux de cette amélioration.
Les conditions d’application pourront faire l’objet d’une révision annuelle, dans le cadre des NAO.
Pour l’efficience, la base de calcul prise en compte est l’efficience moyenne des 12 derniers mois. A cette base, s’applique un taux barème définit dans l’abaque ci-dessous. Cette base sera systématiquement mise à jour au 1er juillet (moyenne des 12 derniers mois soit du 1er juillet M-1 au 31 juin M). Un minimum de 190 € est garanti.
Ci-dessous les critères d’évaluation qui sont individualisés par équipe (A, B et C) :
6) Intégration de la prime 10 minutes dans la prime d’équipe
Les Parties conviennent de maintenir l’intégration de la « prime 10 minutes » dans la prime d’équipe pour un montant maximum mensuel de 112.50 € bruts (prime d’équipe et 10 minutes confondus) dans les mêmes conditions d’attribution que la prime d’équipe.
La fusion de ces 2 primes permet un retour à une référence horaire de 450 minutes par équipe. Ce changement ne modifie pas la quantité de pièces à produire.
7) Prime semestrielle
Les Parties conviennent de maintenir la non proratisation de la prime semestrielle pour les arrêts supérieurs ou égaux à 90 jours consécutifs.
8) Paniers de jour et paniers de nuit.
La valeur des paniers de jour est à 6,50€ et 8,60€ pour les paniers de nuit.
9) Jours d’ancienneté.
Le nombre de jours d’ancienneté est à 5 jours pour les salariés ayant plus de 20 ans d’ancienneté au sein de Purem Saint-Michel.
10) Titres Restaurant.
La valeur faciale des titres restaurant pour les salariés en bénéficiant actuellement est à 9,00€ avec une répartition : 60% employeur et 40% salarié pour l’ensemble du personnel du site de Saint-Michel & Elancourt.
11) Instauration d’une journée de carence
Afin de lutter contre le nombre important d’arrêts de court durée, les Parties conviennent de déroger à la règle conventionnelle consistant à rémunérer les trois jours de carence de la sécurité sociale
. Les parties conviennent d’instaurer, un délai de carence non indemnisé de 1 jour appliqué par l’employeur.
Ne sont pas soumis à cette carence :
Les arrêts maladie pour cause d’accident de travail ;
Les arrêts maladie pour cause de maladie professionnelles ;
L’arrêt maladie lié à une hospitalisation (bulletin de situation) ;
Les salariés pris en charge dans le cadre d’une affection longue durée (ALD), sous réserve d’un justificatif valable ;
Les congés maternité et paternité ;
Les arrêts dérogatoires Covid-19 délivrés par la CPAM.
12) Subrogation prévoyance
Poursuite de la subrogation concernant les indemnités complémentaires de prévoyance.
13) Mutuelle
Maintien des modalités de prise en charge pour la mutuelle à compter du 1er juillet 2025 :
1er et 2ème collège : répartition 88% employeur et 12% salarié ;
3ème collège : répartition 75% employeur et 25% salarié.
14) Prime de nuit
Reconduction des dispositions actuellement appliquées. La prime de nuit est appliquée à un taux 30,5% de la rémunération minimale Hiérarchique du coefficient et de la catégorie.
Mesure accompagnatrices : La participation employeur au CSE pour les chèques vacances est revalorisée : - 600€ par salarié avec une participation employeur de 60% soit 360 €.
Les Parties signataires ont bien négocié sur l’ensemble des thèmes visés à l’article L. 2242-15 du Code du travail et ont décidé que les régimes actuels resteraient en vigueur.
1. Issue des négociations
Les parties sont convenues de ne pas poursuivre les négociations sur les mesures relatives à l’insertion professionnelle et au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés. Concernant la participation, celle-ci est toujours encadrée par l’avenant à l’accord d’entreprise à durée indéterminée du 18 juin 2013.
2. Interprétation de l’accord
Les représentants de chacune des parties signataires conviennent de se rencontrer à la requête de la partie la plus diligente, dans les 8 jours suivant la demande pour étudier et tenter de régler tout différend d'ordre individuel ou collectif né de l'application du présent accord. Les avenants interprétatifs de l’accord sont adoptés à l’unanimité des signataires de l’accord. Les avenants interprétatifs doivent être conclus dans un délai maximum d’un mois suivant la première réunion de négociation. A défaut, il sera dressé un procès-verbal de désaccord. Jusqu'à l'expiration de la négociation d'interprétation, les parties contractantes s'engagent à ne susciter aucune forme d'action contentieuse liée au différend faisant l'objet de cette procédure.
3. Suivi de l’accord
Tous les six mois, un suivi de l’accord est réalisé par l’entreprise et l’organisation syndicale représentative.
4. Clause de rendez vous
Dans un délai de onze mois suivant l’application du présent accord, les parties signataires s’engagent à se rencontrer en vue d’entamer des négociations relatives à l’adaptation du présent accord.
En cas de modification substantielle des textes régissant les matières traitées par le présent accord, les parties signataires s’engagent à se rencontrer dans un délai d’un mois suivant la demande de l’une des parties signataires en vue d’entamer des négociations relatives à l’adaptation du présent accord.
5. Révision de l’accord
L’accord pourra être révisé au terme d’un délai d’un mois suivant sa prise d’effet. La procédure de révision du présent accord ne peut être engagée que par la Direction ou les organisations syndicales qui y sont habilitées en application de l’article L. 2261-7-1 du code du travail.
Information devra en être faite à la Direction, lorsque celle-ci n’est pas à l’origine de l’engagement de la procédure, et à chacune des autres parties habilitées à engager la procédure de révision par courrier recommandé avec accusé de réception.
6. Communication de l’accord
Le texte du présent accord, une fois signé, sera notifié à l'ensemble des organisations syndicales représentatives dans l'entreprise et au secrétaire du comité d’entreprise. Mention de son existence sera faite sur le tableau d'affichage de la Direction. Le présent accord fera l’objet d’une publication dans la base de données nationale visée à l’article L. 2231-5-1 du code du travail dans une version ne comportant pas les noms et prénoms des négociateurs et des signataires.
7. Dépôt de l’accord
Le présent accord donnera lieu à dépôt dans les conditions prévues aux articles L. 2231-6 et D. 2231-2 et suivants du code du travail. Il sera déposé :
sur la plateforme de téléprocédure dénommée «TéléAccords » accompagné des pièces prévues à l’article D. 2231-7 du code du travail ;
et en un exemplaire auprès du greffe du conseil de prud'hommes de Laon.
Fait en 3 originaux, à Saint Michel, le 8 juillet 2025