CSE et Composition du Bureau de Vote : les règles applicables

Le droit électoral impose un minimum de trois membres pour la composition du bureau de vote dont un président et deux assesseurs – (R.42 du Code électoral).

Le président du bureau de vote assure la police – (R.49 du Code électoral).

Le protocole d’accord préélectoral fixe notamment la composition du bureau de vote lors des élections du comité social économique.

A défaut de stipulations dans le protocole d’accord préélectoral, ce sont les deux électeurs les plus âgés du collège et du salarié le plus jeune qui composent le bureau de vote.

Les membres du bureau de vote

Le statut d’électeur, de candidat, d’employeur ou de représentant de l’employeur sont notamment pris en compte pour désigner les membres devant composer le bureau de vote.

Les membres du bureau de vote doivent notamment être électeurs.

Ils doivent également appartenir au collège concerné.

Ainsi, les élections professionnelles doivent être annulées pour irrégularité lorsque le bureau de vote est composé de personnes n’ayant pas la qualité d’électeurs – (  Cass. soc., 16 janvier 2008, n°06-60286).

Par ailleurs, le candidat aux élections du comité social économique ne peut être membre du bureau de vote.

Il peut toutefois veiller au bon déroulement des opérations électorales.

La désignation du président du bureau de vote

La désignation du président du bureau de vote lors des élections du comité social économique est strictement encadrée par la jurisprudence.

Il faut nécessairement un président à la tête du bureau de vote.

Ainsi, l’absence de désignation d’un président du bureau de vote porte atteinte au déroulement normal du scrutin en raison de l’importance de ses attributions et justifie l’annulation du scrutin – (  Cass. soc., 19 octobre 1994, n°93-60049).

Toutefois, un bureau de vote ne peut être composé que d’un président, cela compromettrait le bon déroulement du scrutin – (  Cass. soc. 19 octobre 1994, n°93-60049).

Le rôle de l’employeur

A l’instar des représentants des syndicats et des candidats aux élections du CSE, l’employeur ne peut être membre du bureau de vote mais peut veiller au bon déroulement du scrutin.

Lorsque le représentant de l’employeur n’ayant pas la qualité d’électeur est désigné comme président du bureau de vote, le scrutin est compromis. Les élections doivent dès lors être annulées – (  Cass. soc., 23 février 2005, n°04-60242).

Bon à savoir : La mise en place d’un bureau de vote unique peut être admise sous certaines conditions.

 

 

Fascicule mis à jour le 11 décembre 2019.

Tous droits réservés.

-

ATTENTION ! Cet article est un extrait.

Abonnez-vous pour accéder à l'intégralité du contenu.

Ces offres peuvent vous intéresser

Maitre Data

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut
Sécurité juridique
Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Trouvez l'avocat qu'il vous faut

Commencer

Abonnez-vous !

Manuel Social

Trouvez la réponse à toutes vos questions en Droit Social

Offre spéciale
Le Manuel Social
Abonnez-vous !

Actualité

  • Journal Officiel27 avril 2026

    7 Décret n° 2026-308 du 24 avril 2026 relatif à l'inscription des ressortissants étrangers sur la liste des demandeurs d'emploi et à la carte bleue européenne

  • Prescription / Retraite complémentaire / Cotisation

    La durée de la prescription est déterminée par la nature de la créance invoquée. Les demandes en paiement de sommes au titre de l'obligation pour l'employeur d'affilier son personnel à un régime de retraite complémentaire et de régler...

    Jurisprudence23 avril 2026

  • Maîtriser le Fractionnement des Congés Payés

    Abonnés Congés Payés et Fractionnement23 avril 2026

  • Preuve / Priorité de réembauche

    En cas de litige, il appartient à l'employeur d'apporter la preuve qu'il a satisfait à son obligation en établissant soit qu'il a proposé les postes disponibles compatibles avec la qualification du salarié, soit en justifiant de l'absence de...

    Jurisprudence16 avril 2026

  • Rupture conventionnelle collective / Annulation / Indemnité

    L'absence de demande en annulation de la rupture conventionnelle n'interdit pas à un salarié d'exiger le respect par l'employeur des dispositions de l'accord d'entreprise portant ruptures conventionnelles collectives, relatives aux indemnités...

    Jurisprudence16 avril 2026

Recherche

Recevoir la newsletter

Gérer vos Cookies

Nous utilisons les cookies sur notre site.

Ces cookies permettent de mesurer le trafic du site et de personnaliser votre expérience

Accepter Continuer sans accepter

Voir la politique de confidentialité