Médecine du travail : une pluralité de visites

En quoi consiste la visite médicale de reprise ?

D’après l’article R.4624-31 du Code du travail le salarié doit bénéficier d’un examen médical de reprise pratiqué par le médecin du travail suite :

  • A une absence en raison de maladie professionnelle ;
  • A un congé maternité ;
  • A une absence d’au moins 30 jours en raison d’accident du travail ou de maladie ou accident non professionnel.

L’article R.4624-32 du Code du travail énumère ce que doit comporter l’examen de reprise :

  • La vérification du poste de travail que doit reprendre le travailleur ou le poste de reclassement auquel il doit être affecté afin de savoir s’il est compatible avec son état de santé ;
  • Examiner des propositions d’aménagement ou d’adaptation du poste repris par le travailleur ou de reclassement faites par l’employeur à la suite des préconisations émises le cas échéant par le médecin du travail lors de la visite de pré-reprise ;
  • Préconisation de l’aménagement, l’adaptation du poste ou le reclassement du travailleur ;
  • Émettre, le cas échéant, un avis d’inaptitude.

A noter : L’employeur doit prévenir le médecin du travail de tout arrêt de travail d’une durée inférieure à 30 jours provoqué par un accident du travail. Le médecin du travail administre un examen médical avec l’équipe pluridisciplinaire.

Le médecin du travail ne peut se faire remplacer ni par l’employeur ni par le Juge concernant l’appréciation de l’aptitude du salarié à un poste (Cass. Soc 16 septembre 2009 n°08-42.301).

Quel est l’objet d’une visite médicale de pré-reprise ?

Lorsque le salarié est victime d’un arrêt de travail depuis au moins 3 mois, une visite de pré-reprise est organisée par le médecin du travail à l’initiative du médecin traitant, du médecin conseil des organismes de sécurité sociale ou du travailleur (R.4624-29 du Code du travail).

Cette visite n’exonère pas l’employeur de son obligation d’établir une visite de reprise suite à l’arrêt de travail (Cass. Soc 12 novembre 1997 n°94-40.912).

La visite s’effectue soit à l’initiative :

  • Le médecin traitant du salarié ;
  • Le salarié ;
  • Le médecin-conseil de la caisse de sécurité sociale.

Visite médicale ponctuelle : régime juridique

Comme son nom l’indique la visite ponctuelle peut s’effectuer à tout moment à l’initiative du médecin du travail, de l’employeur ou du salarié.

Le travailleur peut solliciter notamment une visite médicale, lorsqu’il anticipe un risque d’inaptitude, dans l’objectif d’engager une démarche de maintien de l’emploi et de bénéficier d’un accompagnement personnalisé – (R.4624-34 alinéa 2 du Code du travail).

Ainsi, la demande ne peut susciter aucune sanction (R.4624-34 alinéa 3 du Code du travail).

L’article R.4624-35 du Code du travail dispose que le médecin du travail peut réaliser ou prescrire des examens complémentaires nécessaires :

  • la détermination de la compatibilité entre le poste de travail et l’état de santé du travailleur, notamment au dépistage des affections pouvant entraîner une contre-indication à ce poste de travail ;
  • au dépistage des maladies professionnelles ou celles dangereuses pour l’entourage.

 

Enfin, les examens sont à la charge de l’employeur qui dispose d’un service autonome de santé au travail et du service de santé au travail interentreprises dans les autres cas. (R.4624-36 du Code du travail).

En cas de litige opposant l’employeur et le médecin au sujet de la nature et de la fréquence des examens, le médecin Inspecteur du travail est habilité à prendre une décision – (R.4624-38 du Code du travail).

 

 

Fascicule mis à jour le 1 novembre 2018.

Tous droits réservés.

-

ATTENTION ! Cet article est un extrait.

Abonnez-vous pour accéder à l'intégralité du contenu.

Ces offres peuvent vous intéresser

Maitre Data

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut
Sécurité juridique
Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Trouvez l'avocat qu'il vous faut

Commencer

Abonnez-vous !

Manuel Social

Trouvez la réponse à toutes vos questions en Droit Social

Offre spéciale
Le Manuel Social
Abonnez-vous !

Actualité

  • Journal Officiel27 avril 2026

    7 Décret n° 2026-308 du 24 avril 2026 relatif à l'inscription des ressortissants étrangers sur la liste des demandeurs d'emploi et à la carte bleue européenne

  • Prescription / Retraite complémentaire / Cotisation

    La durée de la prescription est déterminée par la nature de la créance invoquée. Les demandes en paiement de sommes au titre de l'obligation pour l'employeur d'affilier son personnel à un régime de retraite complémentaire et de régler...

    Jurisprudence23 avril 2026

  • Maîtriser le Fractionnement des Congés Payés

    Abonnés Congés Payés et Fractionnement23 avril 2026

  • Preuve / Priorité de réembauche

    En cas de litige, il appartient à l'employeur d'apporter la preuve qu'il a satisfait à son obligation en établissant soit qu'il a proposé les postes disponibles compatibles avec la qualification du salarié, soit en justifiant de l'absence de...

    Jurisprudence16 avril 2026

  • Rupture conventionnelle collective / Annulation / Indemnité

    L'absence de demande en annulation de la rupture conventionnelle n'interdit pas à un salarié d'exiger le respect par l'employeur des dispositions de l'accord d'entreprise portant ruptures conventionnelles collectives, relatives aux indemnités...

    Jurisprudence16 avril 2026

Recherche

Recevoir la newsletter

Gérer vos Cookies

Nous utilisons les cookies sur notre site.

Ces cookies permettent de mesurer le trafic du site et de personnaliser votre expérience

Accepter Continuer sans accepter

Voir la politique de confidentialité