Travailleurs handicapés : régime juridique

Salaire et emploi

Un travailleur handicapé ne peut percevoir moins que le minimum légal et conventionnel ou de l’accord collectif de travail – (L.5213-7 du Code du travail).

De plus, l’employeur ne peut écarter d’une procédure de recrutement ou de nomination ou de l’accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, ni sanctionner, licencier, ou mettre en œuvre une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, refuser une affectation, une qualification, une classification, une promotion professionnelle, une mutation ou un renouvellement de contrat en raison de l’état de santé, de la perte d’autonomie ou du handicap du salarié – (L.1132-1 du Code du travail).

En revanche, n’est pas une discrimination, une différence de traitement objective. En effet, les différences de traitement fondées sur l’inaptitude constatée par le médecin du travail en raison de l’état de santé ou du handicap ne constituent pas une discrimination lorsqu’elles sont objectives, nécessaires et appropriées – (L.1133-3 du Code du travail).

A noter qu’en cas de licenciement, le travailleur handicapé voit la durée de son préavis doublée, sans toutefois que cette mesure puisse avoir pour effet de porter au-delà de 3 mois la durée de ce préavis – (L.5213-9 du Code du travail).

Ce doublement du préavis n’est toutefois pas applicable, lorsqu’une convention ou accord collectif ou encore un usage prévoit un préavis d’une durée au moins égale à 3 mois.

Référent en entreprise

Dans les entreprises de plus de 250 salariés, l’employeur désigne un référent chargé d’orienter, d’informer et d’accompagner les personnes handicapés.

Egalité de traitement

L’employeur est garant du respect du principe d’égalité de traitement à l’égard des travailleurs handicapés. Il doit ainsi prendre en considération les besoins concrets des travailleurs handicapés et mettre en place les mesures appropriées.

 

Sanctions

Comme pour toute discrimination, une sanction voire un licenciement justifié par le handicap du salarié est sanctionnée de la nullité de la mesure – (L.5213-6 du Code du travail).

Bon à savoir : Pénalement, l’employeur peut être puni de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende – (art. 225-2 du Code pénal).

 

 

 

Fascicule mis à jour le 28 mars 2020.

Tous droits réservés.

-

ATTENTION ! Cet article est un extrait.

Abonnez-vous pour accéder à l'intégralité du contenu.

Ces offres peuvent vous intéresser

Maitre Data

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut
Sécurité juridique
Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Trouvez l'avocat qu'il vous faut

Commencer

Abonnez-vous !

Manuel Social

Trouvez la réponse à toutes vos questions en Droit Social

Offre spéciale
Le Manuel Social
Abonnez-vous !

Actualité

  • Journal Officiel13 février 2026

    5 Décret n° 2026-72 du 11 février 2026 habilitant de nouveaux territoires pour mener l'expérimentation « territoire zéro chômeur de longue durée »

  • Journal Officiel12 février 2026

    5 Arrêté du 9 février 2026 portant répartition des unités de contrôle de l'inspection du travail

  • Journal Officiel09 février 2026

    67 Décision n° 2025-1181 QPC du 6 février 2026

  • Mise en œuvre de la période de reconvertion

    Abonnés Période de reconversion05 février 2026

  • Journal Officiel04 février 2026

    11 Décret n° 2026-52 du 3 février 2026 portant modification du taux horaire minimum de l'allocation d'activité partielle et de l'allocation d'activité partielle spécifique en cas de réduction d'activité durable applicable à Mayotte

Recherche

Recevoir la newsletter

Gérer vos Cookies

Nous utilisons les cookies sur notre site.

Ces cookies permettent de mesurer le trafic du site et de personnaliser votre expérience

Accepter Continuer sans accepter

Voir la politique de confidentialité