Jurisprudence à la loupe
Cass. soc., 4 décembre 2019, n°18-15963
Convention de forfait / Heures supplémentaires / Résiliation judiciaire
Un salarié sollicite la résiliation judiciaire de son contrat de travail et le paiement d’heuresCass. soc., 27 novembre 2019, n°18-10551
Harcèlement moral / Obligation de sécurité / Risques professionnels
Une salariée licenciée pour insuffisance professionnelle avait préalablement dénoncé des faits deCass. soc., 6 novembre 2019, n°18-22158
Licenciement / Association / Statut
Le Président d’une association convoque un salarié à un entretien préalable en vue d’un éventuelCass. soc., 27 novembre 2019, n°18-16975
Licenciement nul / Elections professionnelles / Salarié protégé
Un salarié est licencié pour faute grave après avoir informé son employeur de sa candidature aux élections professionnelles. Il invoque la nullité de son licenciement et réclame une indemnisation en raison de la violation de son statut protecteur. Pour autant, le salarié n’est pas présenté par un syndicat représentatif au premier tour et n’informe pas dans sa lettre adressée à l’employeur de saCass. soc., 6 novembre 2019, n°18-13235
Revalorisation / Salaire / Inégalité / Discrimination
Un salarié déclare être victime d’une inégalité de traitement en comparaison à une autre salariée embauchée à un emploi identique à la même période. L’expérience professionnelle et le niveau de diplôme acquis par la salariée antérieurement à son embauche justifient une progression salarialeCass. soc., 20 novembre 2019, n°18-16715
Licenciement / Faute grave / Absences injustifiées / Arrêt de travail
Un salarié placé en arrêt de travail est licencié pour absences injustifiées. Pour la Cour de cassation le motif relatif à la faute grave n’est pas littéralement énoncé par l’employeur dans la lettre de licenciement adressée au salarié durant la période de suspension de son contrat de travail. Une qualification claire du licenciement dans la lettre de notification encadre le périmètre du litige.Cass. soc., 27 novembre 2019, n°18-12155
Procédure de licenciement / Droit individuel / Formation
La Cour de cassation considère que l’employeur n’est pas tenu de préciser le montant de l’allocation de formation due au salarié et cela en dépit de son obligation d’informer celui-ci du nombre d’heures acquises au titre du droit individuel de formation le cas échéant dans la lettre de licenciement.Cass. soc., 27 novembre 2019, n°18-12155
Procédure de licenciement / Droit individuel / Formation
Un salarié est licencié pour faute grave. La Cour d’appel soulève l’absence de mention dans la lettre de licenciement de la valeur des heures cumulées et acquises par le salarié au titre du droit individuel de formation. La Cour de cassation considère que l’employeur n’est pas tenu de préciser le montant de l’allocation de formation due au salarié et cela en dépit de son obligation d’informer celui-ci du nombre d’heures acquises au titre du droit individuel de formation le cas échéant dans la lettre de licenciement.Cass. soc., 13 novembre 2019, n°18-13785
Licenciement / Faute grave / Preuve / Représentant
Un salarié est licencié pour faute grave mais les Juges du fond considèrent que le licenciement est dépourvu de cause réelle et sérieuse car les insultes reprochées au salarié sont uniquement corroborées par une attestation fournie par le supérieur hiérarchique du salarié ayant lui-mêmeCass. soc., 13 novembre 2019, n°18-16652
Prescription / Licenciement / Harcèlement moral / Procédure disciplinaire
Une salariée est licenciée après avoir été préalablement convoquée à un entretien. La Cour d’appel juge le licenciement sans cause réelle et sérieuse en raison de la prescription des faits de harcèlement moral reprochés à la salarié et censés être connus de l’employeur depuis plus de deuxCass. soc., 14 novembre 2019, n°18-20307
Consultation / Commission de contrôle / Licenciement / D.4622-31 et R.4623-37 du Code du travail
Un salarié est licencié et les Juges du fond soulèvent l’absence de cause réelle et sérieuse du licenciement en raison de l’absence de consultation du comité inter-entreprises ou de la commission de contrôle. L’employeur soutient que la commission n'a pas pour finalité la protection du salariéCass. soc., 6 novembre 2019, n°18-19853
Bulletin de salaire / Prélèvements sociaux / Preuve
Une personne réclamant diverses sommes à une société déclare être salariée de celle-ci en fournissant des bulletins de paie sur lesquels figurent des prélèvements sociaux, ces éléments deCass. soc., 6 octobre 2019, n°18-18287
Transaction / Classification / Discrimination salariale
Une salariée conclut une transaction portant sur une classification indiciaire avec son employeur. L’exécution du contrat de travail s’étant poursuivie, l’employeur se prévaut ultérieurement de cette transaction pour rejeter les nouvelles demandes de la salariée ayant trait à une discriminationCass. soc., 14 novembre 2019, n°18-15682
Congé parental / Discrimination / rétrogradation
Une salariée de retour de congé parental est rétrogradée dans ses fonctions. Elle dénonce unCass. soc., 23 octobre 2019 - n°17-28429
Mise à pied disciplinaire / Salarié protégé / Insubordination
Une déléguée du personnel fait l’objet d’une mise à pied disciplinaire suite à son immixtion en compagnie d’autres collègues dans le bureau du Directeur lors d’un entretien informel avec uneCass. soc., 6 novembre 2019 n°18-20909
Licenciement / Insuffisance professionnelle / Congé maternité
Une salariée s’étant mise en arrêt maladie à l’issue de son congé maternité est licenciée pourCass. soc., 23 octobre 2019 - n°18-21543
Absences injustifiées / Avertissement / Mise à pied conservatoire / Faute grave
Un salarié est licencié pour faute grave à la suite notamment d’absences injustifiées lui ayant valu deux avertissements. Pour justifier le licenciement pour faute grave, la Cour d’appel retient selon elle d’autres griefs caractérisés que lesdites absences. En effet, les absences ne pouvaient servir deCass. soc., 23 octobre 2019, 17-28800
Convocation / Entretien préalable / Notification / Licenciement
Un salarié est licencié pour faute grave après avoir été convoqué à un entretien préalable. L’employeur informe les représentants du personnel de sa démarche « irrévocable » à l’occasion d’une réunion avec ces derniers afin de les informer de la procédure de licenciement en cours.
La Cour de cassation estime que le seul fait qu’il ressorte du compte-rendu de la réunion: une déclaration publique de l’employeur avant la tenue de l’entretien préalable du caractère irrévocable de sa décision selon l’interprétation de la Cour d’appel, entraîne un licenciement verbal sans cause réelle et sérieuse.
Cass. soc., 23 octobre 2019, n°18-10032
Licenciement économique / Répartition des tâches / Suppression de poste
Suite à des difficultés économiques établies, le contrat d’un salarié embauché en qualité de serveur est transféré à une autre société où il exerce la fonction de garçon de brasserie tel que stipulé dans l’avenant à son contrat de travail. Son poste est supprimé et est licencié pour motif économique.
Les Juges de la Cour de cassation estiment que la suppression de poste constitue une suppression d’emploi en dépit du fait que les tâches initialement effectuées par le salarié soient réparties entre les salariés demeurés dans l’entreprise.
Cass. soc., 23 octobre 2019, n°17-28448
Licenciement / Faute grave / Messagerie / Secret des correspondances
Un employeur licencie une salariée après s’être introduit en son absence dans sa boite emails personnelle en faisant usage de l’ordinateur professionnel mis à sa disposition. Les échanges entre la salariée et une de ses collègues via une messagerie instantanée, échanges supposés contenir des informations personnelles, sont considérés comme revêtant un caractère personnel. Le licenciement est jugé abusif.
Pour la Cour de cassation, présentent un caractère personnel les messages émis par une salariée à partir de sa boite emails personnelle distincte de celle utilisée pour les besoins de son activité, ces messages n’ayant pas besoin d’être identifiés comme personnels. L’employeur a ainsi porté atteinte au secret des correspondances.
Cass. soc., 23 octobre 2019, n°17-28448
Licenciement / Faute grave / Messagerie / Secret des correspondances
Un employeur licencie une salariée après s’être introduit en son absence dans sa boite emails personnelle en faisant usage de l’ordinateur professionnel mis à sa disposition. Les échanges entre la salariée et une de ses collègues via une messagerie instantanée, échanges supposés contenir des informations personnelles, sont considérés comme revêtant un caractère personnel. Le licenciement est jugé abusif.
Pour la Cour de cassation, présentent un caractère personnel les messages émis par une salariée à partir de sa boite emails personnelle distincte de celle utilisée pour les besoins de son activité, ces messages n’ayant pas besoin d’être identifiés comme personnels. L’employeur a ainsi porté atteinte au secret des correspondances.
Cass. soc., 23 octobre 2019, n°18-18151
Refus / Modification des conditions de travail / Licenciement / Cause réelle et sérieuse
Un salarié d’une société ayant fait l’objet d’une reprise est licencié pour avoir refusé la modification de ses conditions de travail. Il conteste son licenciement en ce que le changement de son lieu de travail constitue une modification de son contrat de travail même s’il s’agit d’un même bassinCass. soc., 16 octobre 2019, n°18-19893
Licenciement / Faute grave / Pouvoir disciplinaire / Obligation de loyauté / Visite de reprise
Un salarié est licencié pour faute grave à l’issue d’une période d’absences que l’employeur considère comme injustifiées ; lesdites absences sont intervenues après un arrêt de travail du salarié à la suiteCass. soc., 23 octobre 2019, n°18-16057
Entretien préalable / Licenciement / Salarié protégé / Inspecteur du travail
Un délégué du personnel convoqué à un entretien préalable est finalement licencié. Il conteste sonCass. soc., le 16 octobre 2019, n° 18-12.331, n° 18-12.332, n° 18-12.333, n°18-12.334
Rémunération / minima conventionnel / Durée du travail
Lorsque les minimas conventionnels sont définis par rapport à une durée de travail précise et que la durée du travail dans l'entreprise est inférieure à celle-ci, l'appréciation du respect du montant des minimas conventionnels doit s'effectuer au regard de la durée du travail pratiquée dans l'entreprise.