Discrimination et Embauche: les règles à ne pas oublier

L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes a été consacrée comme «grande cause nationale du quinquennat» par le Président de la République, lors de son discours à l’Élysée le 25 novembre 2017.

L’inégalité de rémunération entre les femmes et les hommes est régie par le principe «à travail égal, salaire égal» conformément à l’article L.3221-2 du Code du travail, pour autant même à travail égal la différence de salaire s’élève à 9%.

 

Les règles en matière de discrimination et embauche

«Aucune personne ne peut être écartée d’une procédure de recrutement ou de nomination ou de l’accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, (…) » dispose l’article L.1132-1 du Code du travail.

La loi n°2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations définit les notions de discrimination directe et indirecte.

À noter: Une discrimination est qualifiée de directe lorsque une personne se trouve dans une situation dans laquelle elle est traitée, pour un motif discriminatoire, de manière moins favorable qu’une autre qui se trouve pourtant dans une situation comparable. Une discrimination indirecte peut résulter d’une disposition, un critère ou une pratique neutre en apparence, qui entraîne un désavantage particulier pour des personnes par rapport à d’autres pour un motif discriminatoire.

Le recrutement doit être fondée sur les compétences, les capacités, les diplômes et l’expérience des candidats et non sur le sexe.

Il est prohibé de mentionner, dans une offre d’emploi, le sexe ou la situation de famille du candidat recherché ou encore de refuser d’embaucher une personne en considérations du sexe article (L.1142-1 du Code du travail).

Bon à savoir: Les interdictions ainsi énoncées ne sont pas applicables lorsque l’appartenance à l’un ou l’autre sexe répond à une exigence professionnelle essentielle et déterminante et pour autant que l’objectif soit légitime et l’exigence proportionnée.

L’article R.1142-1 du Code du travail fixe minutieusement la liste des emplois et des activités professionnelles dont l’exercice serait à même de justifier du fait que l’appartenance à l’un ou l’autre sexe constitue une condition déterminante.

Les emplois et activités professionnelles visés ici sont:

  • Les artistes appelés à interpréter soit un rôle féminin, soit un rôle masculin ;
  • Les mannequins chargés de présenter des vêtements et accessoires ;
  • Les modèles masculins et féminins.

Les règles relatives à la rémunération

L’employeur est tenu d’assurer pour un même travail, ou un travail de valeur égale, l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes conformément à l’article L.3221-2 du Code du travail. Ainsi, est prohibée toute discrimination de salaire fondée sur le sexe.

À noter: Sont considérées comme étant des rémunérations toutes les sommes payées directement ou indirectement. L’égalité de rémunération concerne donc tant le salaire de base que tous les autres avantages et accessoires (prime, avantage en nature, bonus, etc.) quelle qu’en soit l’origine (accord collectif, usage, décisions de l’employeur) conformément à l’article L.3221-3 du Code du travail.

Le principe «à travail égal, salaire égal» nécessite pour s’appliquer de préciser ce que on entend par travail de valeur égale.

Conformément à l’article L.3221-4 du Code du travail, est considéré comme travail de valeur égale les salariés qui disposent d’un ensemble comparable de connaissances professionnelles consacrées par un titre, un diplôme ou une pratique professionnelle ou de capacités découlant de l’expérience acquise.

 

Fascicule mis à jour le 16 septembre 2019.

Tous droits réservés.

-

ATTENTION ! Cet article est un extrait.

Abonnez-vous pour accéder à l'intégralité du contenu.

Ces offres peuvent vous intéresser

Maitre Data

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut
Sécurité juridique
Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Trouvez l'avocat qu'il vous faut

Commencer

Abonnez-vous !

Manuel Social

Trouvez la réponse à toutes vos questions en Droit Social

Offre spéciale
Le Manuel Social
Abonnez-vous !

Actualité

  • Journal Officiel03 août 2026

    11 Décret n° 2026-713 du 31 juillet 2026 relatif à la convergence de la prime d'activité à Mayotte

  • Journal Officiel27 juillet 2026

    20 Arrêté du 10 juillet 2026 complétant l'arrêté du 27 octobre 2025 portant approbation du programme d'enquêtes statistiques d'initiative nationale ou régionale des services publics pour 2026 (enquêtes auprès des entreprises et des exploitations agricoles)

  • Mise à jour de la rubrique Réduction générale dégressive unique

    BOSS27 juillet 2026

    A la suite de la publication du décret n° 2026-509 du 12 juin 2026 , la rubrique Réduction générale dégressive unique a été mise à jour.

  • Publication de l'assiette minimale des cotisations sociales

    BOSS24 juillet 2026

    La rubrique Assiette générale (chapitre 3, section 2) a été complétée d'une nouvelle partie détaillant les modalités de calcul de l'assiette minimale des cotisations sociales.

  • Journal Officiel23 juillet 2026

    11 Ordonnance n° 2026-647 du 22 juillet 2026 relative à l'extension et à l'adaptation du code de la sécurité sociale à Mayotte et à l'accélération de la convergence sociale en matière de sécurité sociale et de minima sociaux

Recherche

Recevoir la newsletter

Gérer vos Cookies

Nous utilisons les cookies sur notre site.

Ces cookies permettent de mesurer le trafic du site et de personnaliser votre expérience

Accepter Continuer sans accepter

Voir la politique de confidentialité