Retard du Paiement Des Cotisations Sociales : Majorations et Pénalités Applicables

La déclaration et le paiement des cotisations et contributions sociales incombe à l’employeur.

Le paiement des cotisations doit s’effectuer dans les délais impartis (période mensuelle ou trimestrielle) selon l’effectif de l’entreprise ou la date de versement des rémunérations.

Par ailleurs, l’employeur qui ne s’acquitte pas des cotisations dans les délais impartis encourt le paiement de majorations et de pénalités.

L’échelle des majorations et pénalités

L’employeur n’ayant pas payé ses cotisations sociales dans les délais impartis est redevable de majorations et de pénalités de retard à partir de la date d’exigibilité des cotisations.

Il en est de même lorsque la déclaration sociale nominative n’a pas été produite ou lorsqu’il y a inexactitudes ou omissions dans la déclaration sociale nominative.

Selon l’article R.243-18 du Code de la sécurité sociale, il est appliqué une majoration de retard de 5% du montant des cotisations et contributions qui n’ont pas été versées aux dates limites d’exigibilité.

Une majoration de retard complémentaire de 0,2% du montant des cotisations et contributions par mois ou fraction de mois écoulé peut s’ajouter à la majoration de retard initiale.

Les conditions d’accord d’une remise sur les majorations et pénalités

Selon l’article R.243-21 du Code de la sécurité sociale, le Directeur de l’organisme chargé du recouvrement des cotisations a la possibilité d’accorder des échéanciers de paiement et des sursis à poursuite pour le règlement des cotisations, notamment concernant les pénalités et les majorations de retard.

La majoration de retard peut faire l’objet de remise :

  • en cas de force majeure ;
  • lorsque les cotisations ont été payées dans les 30 jours suivant la date d’exigibilité ;
  • en cas événements exceptionnels.

La demande de remise doit être motivée.

Elle obéit à certaines formalités :

  • elle doit être adressée à l’URSSAF ;
  • les frais de justice doivent être acquittés ;
  • les causes du retard des règlements doivent être précisées…

La réponse de l’URSSAF peut aboutir à une remise partielle ou totale. Toutefois, l’URSSAF peut opposer un refus à la demande de remise. La demande gracieuse est adressée au Directeur de l’URSSAF.

La réponse de l’organisme intervient dans un délai de 15 jours si la demande a été effectuée par courrier.

Si la demande a été effectuée en ligne, la réponse intervient dans un délai de 48 heures.

Bon à savoir : La majoration de 0,4 % s’applique aux périodes d’activité antérieures à 2018. Le taux de 0,2 % s’applique aux activités postérieures à 2018.

 

Fascicule mis à jour le 26 septembre 2019.

Tous droits réservés.

-

ATTENTION ! Cet article est un extrait.

Abonnez-vous pour accéder à l'intégralité du contenu.

Ces offres peuvent vous intéresser

Maitre Data

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut
Sécurité juridique
Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Trouvez l'avocat qu'il vous faut

Commencer

Abonnez-vous !

Manuel Social

Trouvez la réponse à toutes vos questions en Droit Social

Offre spéciale
Le Manuel Social
Abonnez-vous !

Actualité

  • Journal Officiel27 avril 2026

    7 Décret n° 2026-308 du 24 avril 2026 relatif à l'inscription des ressortissants étrangers sur la liste des demandeurs d'emploi et à la carte bleue européenne

  • Prescription / Retraite complémentaire / Cotisation

    La durée de la prescription est déterminée par la nature de la créance invoquée. Les demandes en paiement de sommes au titre de l'obligation pour l'employeur d'affilier son personnel à un régime de retraite complémentaire et de régler...

    Jurisprudence23 avril 2026

  • Maîtriser le Fractionnement des Congés Payés

    Abonnés Congés Payés et Fractionnement23 avril 2026

  • Preuve / Priorité de réembauche

    En cas de litige, il appartient à l'employeur d'apporter la preuve qu'il a satisfait à son obligation en établissant soit qu'il a proposé les postes disponibles compatibles avec la qualification du salarié, soit en justifiant de l'absence de...

    Jurisprudence16 avril 2026

  • Rupture conventionnelle collective / Annulation / Indemnité

    L'absence de demande en annulation de la rupture conventionnelle n'interdit pas à un salarié d'exiger le respect par l'employeur des dispositions de l'accord d'entreprise portant ruptures conventionnelles collectives, relatives aux indemnités...

    Jurisprudence16 avril 2026

Recherche

Recevoir la newsletter

Gérer vos Cookies

Nous utilisons les cookies sur notre site.

Ces cookies permettent de mesurer le trafic du site et de personnaliser votre expérience

Accepter Continuer sans accepter

Voir la politique de confidentialité