Les dénouements possibles du débat sur l’application du barème sur les indemnités de licenciement

Bien que plusieurs juridictions de 1ère Instance (Lyon, Amiens, Troyes) font de la résistance concernant l’application du barème des ordonnances Macron, l’insurrection ne fait pas pour autant l’unanimité.

Une validation de presque toutes les plus hautes Instances :

En effet, si le Juge de paix sera sans aucun doute la Cour de cassation dans plusieurs années à partir de cette rentrée 2019, il convient pour autant de relever que le Conseil constitutionnel s’est déjà prononcé  sur le sujet.

Par ailleurs, le Conseil d’Etat dans une décision du 7 décembre 2017 rendue en formation de référé suspension demandé par le syndicat CGT a lui aussi fait connaître sa position.

Ce dernier juge le barème conforme à la convention de l’OIT ainsi qu’à la Charte européenne .

A noter pour autant, que la formation de référé se distingue d’une décision sur le fond du dossier.

 

 

Le précédent cas du CPE : l’inefficacité de la validation du Conseil constitutionnel

 

Toutefois, ce n’est pas la première fois qu’une loi publiée au journal officiel ne s’applique pas suite à un refus politique et à l’opinion générale.

C’était notamment le cas avec le contrat première embauche (CPE) où la loi avait été publiée le 2 avril 2006 au Journal officiel.

Le CPE prévoyait des modalités de ruptures simplifiées pour les jeunes travailleurs à l’occasion de l’entrée sur le marché du travail.

La principale comparaison entre le CPE et l’application du barème Macron concernant les indemnités des licenciements sans cause réelle et sérieuse vient du fait que la loi instaurant le CPE avait également été déclarée constitutionnelle par le conseil constitutionnel avant d’être en partie abrogée in fine.

 

 

Fascicule mis à jour le 10 janvier 2019.

Tous droits réservés.

-

ATTENTION ! Cet article est un extrait.

Abonnez-vous pour accéder à l'intégralité du contenu.

Ces offres peuvent vous intéresser

Maitre Data

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut
Sécurité juridique
Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Trouvez l'avocat qu'il vous faut

Commencer

Abonnez-vous !

Manuel Social

Trouvez la réponse à toutes vos questions en Droit Social

Offre spéciale
Le Manuel Social
Abonnez-vous !

Actualité

  • Journal Officiel11 mai 2026

    12 Décret n° 2026-345 du 7 mai 2026 portant application de l'article 105 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026

  • Conjoint salarié / Lien de subordination

    L'existence d'un lien de subordination n'est pas une condition d'application des dispositions de l'article L. 121-4 du code de commerce qui prévoit le statut de conjoint salarié, y compris lorsque le chef d'entreprise est dirigeant d'une société

    Jurisprudence06 mai 2026

  • Union de syndicats / Intérêt à agir / Election

    Sauf stipulation contraire de ses statuts, une union de syndicats à laquelle la loi a reconnu la même capacité civile qu'aux syndicats eux-mêmes peut exercer les droits conférés à ceux-ci. Dès lors, ont nécessairement intérêt à agir...

    Jurisprudence06 mai 2026

  • Transaction / Prescription

    Dès lors qu'aux termes de l'article 2052 du code civil la transaction fait obstacle à l'introduction ou à la poursuite entre les parties d'une action en justice ayant le même objet, la prescription d'une action relative à l'objet de celle-ci...

    Jurisprudence06 mai 2026

  • Journal Officiel29 avril 2026

    7 Décret n° 2026-320 du 28 avril 2026 relatif à la transmission d'informations du service du contrôle médical aux services de prévention et de santé au travail prévue à l'article L. 315-4 du code de la sécurité sociale

Recherche

Recevoir la newsletter

Gérer vos Cookies

Nous utilisons les cookies sur notre site.

Ces cookies permettent de mesurer le trafic du site et de personnaliser votre expérience

Accepter Continuer sans accepter

Voir la politique de confidentialité